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Publié par Marylène

Il y a 100 ans... au fort de la Chartreuse, sur les hauteurs de Liège, était fusillé le premier résistant, d’une série de 48. Durant les deux guerres, de nombreux patriotes (belges et étrangers) acceptèrent au péril de leur vie, soit d’observer et de noter les mouvements de troupes par la route, soit d’observer les mouvements sur chemin de fer. Idéalement, les observateurs et guetteurs devaient noter les numéros des régiments afin de permettre d’identifier le déplacement des divisions ennemies. Après avoir recueilli ces renseignements, il fallait les faire parvenir à destination : l’observateur remettait ses rapports au courrier qui avait la délicate tâche de les faire passer en Hollande. La plupart des observateurs travaillaient en famille : celle-ci était mise à contribution pour guetter le va-et-vient des trains sur les voies ferrées situées à quelques mètres de la maison. Il n’était pas difficile de monter la garde derrière des rideaux mais jamais le travail ne connaît de répit. De nuit comme de jour, il fallait que le poste soit tenu en éveil et lorsqu’à certaines périodes, la circulation se faisait plus intense, il fallait encore redoubler son activité. Si ce travail n’est pas le plus glorieux qui soit, il était tout de même extrêmement méritant et les informations récoltées furent parfois déterminantes. Les observateurs prêtaient un serment : « Je déclare prendre engagement, en qualité de soldat, au service d’observation des alliés, jusqu’à la fin de la guerre. Je jure devant Dieu de respecter cet engagement, d’accomplir consciencieusement les fonctions qui me seront données par les représentants attitrés de la direction, de ne révéler à qui que ce soit, sans autorisation formelle, rien de l’organisation du service, même si cette attitude doit entraîner pour moi ou pour les miens la peine de mort ; de ne faire partie d’aucun groupement similaire et de n’assurer aucun rôle qui m’expose à des poursuites de la part de l’autorité occupante ».

Dès leur arrestation, les « fusillés de la Chartreuse », durent subir à la prison Saint-Léonard à Liège un temps de réclusion plus ou moins long, soutenus moralement et spirituellement par l’aumônier belge l’abbé Coenen. Il a été permis à chacun d’écrire des lettres d’adieu à leur famille. A la Chartreuse, une messe est célébrée en présence d’un aumônier allemand, l’abbé Krüger, qui assistait également aux exécutions.

Les dépouilles mortelles des héros, fusillés du chef d’espionnage par les Allemands, ont été ramenées le samedi 25 octobre 1919 à Liège sur des affûts de canons attelés de quatre chevaux et transportées au cimetière de Robermont. Une foule émue était massée sur tout le parcours. C’est donc pour de simples observations que furent fusillés la plupart des victimes de la Chartreuse et non pour un véritable espionnage dans lequel la notion de trahison est souvent présente. La peine encourue nous paraît donc bien disproportionnée…

Peu d’entre eux exerçait le métier de cheminot, mais beaucoup, dans la clandestinité et pour servir leur pays, eurent à se rapprocher du chemin de fer (création de postes ferrés, surveillance des convois,…). Un siècle après le début de ces morts honteuses, ce petit article est destiné à leur rendre hommage.

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Le samedi 7 juin 2014, nous eûmes la chance de visiter le site de la Chartreuse, sur les hauteurs de Liège. Les bâtiments du fort, malheureusement dans un pitoyable état d'abandon (deux ans plus tard, rien n'a changé !), sont ouverts à tous les vents et semblent régulièrement squattés par des adolescent(e)s en mal de sensations. L'objet de notre visite était le Bastion des fusillés, difficile d'accès car absolument pas renseigné et très peu connu des pourtant nombreuses personnes présentes sur les lieux pour promener leur chien ou pour pique-niquer...

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Au préalable, quelques mots sur les bâtiments primitifs (cfr le très intéressant site de Jean-Paul Delacruz : derelicta.pagesperso-orange.fr/lachartreuse.htm) :

Même si le nom évoque un établissement religieux (celui d'une communauté de Chartreux), qui occupa effectivement les hauteurs de Liège pendant plusieurs siècles et que sa position dominante conduisit Coehorn (le rival hollandais de Vauban) à fortifier à la fin du 17e s., avant que d’être entièrement détruit par les révolutionnaires français en 1794, les plus anciens éléments de la Chartreuse telle que nous la connaissons remontent à 1817, quand le roi des Pays-Bas, débarrassé de Napoléon mais pas du danger français, décida la construction d’une ligne de forts protégeant son royaume, aux frais du vaincu. Le plateau de la Chartreuse offrait une excellente position.

Sur un plan non seulement ancien mais déjà dépassé, ignorant les progrès de la fortification dus à Montalembert et à Le Michaud d’Arçon, une enceinte pentagonale bastionnée protégeait le bastion de gorge formant réduit, lequel contenait le cavalier et sa caserne, formé de trois ailes en arc s’appuyant sur ses faces. C’est lui qui constitue les deux premiers niveaux du casernement que nous connaissons. Sur la terrasse prenaient place des pièces d’artillerie. Wellington en personne, dit-on, donna son avis sur les dispositifs de défense. D’ailleurs, les casemates du premier étage portent son nom. En outre, il y avait des galeries de contrescarpe, des demi-lunes, des tenailles, etc.

En 1830, ce fleuron de la fortification hollandaise, assez négligemment défendu malgré sa fière devise, Nihil intentatum relinquit virtus (le courage ne laisse rien qu’il n’ait tenté) fut occupé sans coup férir par une soixantaine de Liégeois.

Les six décennies suivantes, plutôt paisibles pour la Belgique désormais indépendante, furent toutefois marquées vers 1886 par la crise de l’obus-torpille. Non seulement la Chartreuse n’avait aucune chance devant ces nouvelles munitions, mais son renforcement, à l’inverse de quelques forts de Raymond Séré de Rivières, était hors du possible. Alors on la déclassa, on rasa ce qui ne servait plus, on ajouta deux niveaux au cavalier et on en fit une caserne.

Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands, une fois maîtres de la ville, y incarcérèrent les Belges résistants, et même y fusillèrent 48 d’entre eux. La Wehrmacht y cantonna à nouveau en 1940 après avoir achevé les casernements modernes entrepris en 1939.

Enfin, la paix revenue, la Chartreuse redevint caserne mobilisatrice, avant d’être abandonnée par l’armée en 1982. Troublé par les seuls oiseaux et les bruits lointains de la ville, le silence du couvent fantôme plane à nouveau sur ces lieux.

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)
IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)
IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)
IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)
IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Les militaires ont quitté définitivement le site en 1988, qui sera alors vendu par la Défense nationale en 2002 à la Ville de Liège. L'ensemble comprend 40 ha, dont 25 d'espaces verts et 15 destinés à l'habitat (de nouveaux logements devraient y être construits et l'ancien fort, réaffecté...). En 2016, on attend toujours...

Pour les descriptions suivantes, voir aussi notre Bulletin trimestriel de juin 2015.

Fusillé le 24 mai 1915, membre d’un S.R.B :

- Germain Bury (né le 27.06.1865), il était agent de la SNCB (piqueur) à Welkenraedt et profitait de ce poste pour renseigner sur le transport des troupes allemandes vers le front. Dans sa lettre, il écrit : « […] J’ai reçu les dernières consolations de l’aumônier de la Chartreuse, qui veut m’assister jusqu’au dernier moment. Je suis condamné pour espionnage ; j’ai donc servi mon pays. Ce qui est un crime aux yeux de nos oppresseurs, n’était pour moi que le plus grand des devoirs […] ».

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Fusillés le 7 juin 1915, membres d’un S.R.A. (réseau Lenders) :

- François Barthélemy (né le 20 ou 29.02.1880)

- Jean Bourseaux (né le 24 ou 28.07.1864)

- Jules Deschutter (né le 04.03.1882), négociant et contremaître au chemin de fer de l’Etat à Liers , il y fonda un poste ferré ; il faisait de l’observation sur les lignes Liège-Hasselt et Liège-Ans, de jour comme de nuit, avec son épouse et sa fille. Il transmettait lui-même ses rapports à Liège. Il fut arrêté chez Louise Frenay-Derache le 30.04 et condamné à mort le 06.06.

- Louise Frenay-Derache (née le 27.02.1888) ; une rue « Louise Derache » porte son nom à proximité de la Chartreuse à Liège

- Oscar Lelarge (né le 20.02.1868), occupait en 1914 les fonctions de receveur en chef de la gare de Statte (Huy) et comptait 25 ans de loyaux services. Après l’invasion, il refusa de travailler pour l’ennemi, entra en relation avec Lenders et fut chargé d’épier le va-et-vient sur la ligne Liège-Namur dans son poste de Wanze. Il fut aidé dans sa tâche par sa femme et leur fils de 10 ans. Il écrivit : « […] C’est malheureux de tomber ainsi sous les balles allemandes, et sans avoir le temps d’embrasser ma famille et lui dire un suprême adieu. Petit Léon deviendra comme son père, un homme travailleur, doux, aimable, charitable et juste. J’espère qu’on me considérera comme un soldat tombé. Louise remettra avec soin tous les livres de chemin de fer, de caisse à M. Sapin. Mes outils seront graissés et remis en caisse. Ils viendront à point à Léon, s’il a des goûts pour la mécanique plus tard. Pauvres petits à qui je croyais faire un brillant avenir en leur inculquant toutes mes connaissances ! […] ».

- Justin Lenders (né le 05.03.1880), il fonda des postes d’observation à Kinkempois, Haut-Pré et Statte. Une rue porte son nom à Liège à proximité de la Chartreuse

- Pierre Peiffer (né le 30.11.1888)

- Charles Simon (né le 04.06.1880)

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Fusillés le 18 octobre 1915, membres d’un S.R.F. (réseau Renier) :

- Amédée Hesse (né le 26.07.1870) ; une avenue à Spa l’honore.

- François Paquay (né le 18.07.1871), il fut machiniste (ou chauffeur ?) au chemin de fer. Une rue à Angleur honore sa mémoire.

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)
Merci à Günther Willems, cheminot de Montzen, pour le scan de cette affiche. 

Merci à Günther Willems, cheminot de Montzen, pour le scan de cette affiche. 

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Fusillés le 18 octobre 1915, membres d’un S.R.F. (réseau Benazet) :

- André Garot (né le 24.03.1862)

- Constant Herck (né le 01.01.1870)

- Orphal Simon (né le 22.04.1887), il fut magasinier à Verviers et avait épousé Louise Bovy († 1941), qui n’était autre que la sœur d’Armand Bovy (1868-1926), peintre décorateur à l’atelier des voitures de la gare de Verviers-Ouest et grand-père paternel du président de notre Club. Notre Armand, né à Verviers en 1929, se souvient être allé se réfugier, en mai 1940, avec ses parents, son frère et sa sœur chez « la tante Louise » qui était alors concierge à l’école moyenne des Filles à Verviers. Orphal Simon fut arrêté, chargé de documents compromettants lorsqu’il revenait de Spa. Il fut chargé de l’observation ferrée sur les lignes de l’Est dès août 1914. Dans ses lettres, il écrit notamment, avec une grande sagesse : « […] N’oubliez pas la paix des familles pour avoir la paix des nations […] ». Comme d’autres, sa femme était enceinte (d’un 6e enfant) et la naissance se fera sans lui. Il lui recommande cependant ceci : « […] Pour l’enfant que tu attends, si c’est un garçon, appelle-le Jules, du nom de ton père, une fille Louise, de ton nom, sauf obstacle du parrain et de la marraine […] ». Ce fut un garçon, Jules, qui fit carrière en tant que décorateur au grand théâtre de Verviers…

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Fusillés le 28 octobre 1915, membres d’un S.R.F. (réseau Legrand-Lugen) :

- Auguste Béguin (né le 13.12.1868)

- Henri Defêchereux (né le 01.04.1891), de sa maison de Kinkempois où il était garde-barrière, il notait les passages sur la voie ferrée toute proche. Ce jeune homme de 24 ans, ardent patriote, nous a laissé une lettre poignante, dont voici un extrait : « […] Sois courageuse, chère Adèle, quand tu recevras cette lettre, justice sera faite. Le tribunal m’a condamné pour espionnage, pour crime de haute trahison envers lui. J’ai fait mon devoir et il a fait le sien. Je lui pardonne c’est la justice. Ma mission était là, je devais l’accomplir, c’est tout mon avenir qui paie cela, mais je suis heureux de mon devoir ; je meurs content, j’accepte tout, et je pardonne tout. - Toi ma chère Adèle, j’avais toujours dit que tu serais ma femme, mais toujours j’eus un pressentiment que le malheur serait sur moi sous peu. Quand nous allâmes ensemble à Hamoir, mon cœur était triste, je pensais aux conséquences de ma mission, que je devais finir.[…] ».

- Léon François (né le 24.11.1865), il était chef de train au tramway vicinal (SNCV) de Glons.

- Lucien Gillet (né le 11.10.1876)

- Joseph Gilot (né le 24.10.1865 ou 1868), il établit deux postes ferrés : l’un sur la ligne Bertrix-Muno, l’autre sur la ligne Muno-Messompré et recruta des observateurs territoriaux dans le Luxembourg. Il fut arrêté en même temps que Béguin et Legrand.

- Jean Legrand (né le 10.10.1888), courageusement, il parvint à reconstituer plusieurs postes ferrés sur les grandes lignes et à créer de nouvelles voies de transmission vers la Hollande, suite au dépareillement du service de renseignements Lugen.

- Henri Noirfalize (né le 05.10.1874)

- Oscar Sacré (né le 02.08.1888)

- Félix Van den Snoeck (né le 14.09.1879), contrôleur SNCV au dépôt de Glain, il transmettait en Hollande les plis « révélateurs », avec L. François, également employé aux tramways.

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Fusillé le 18 avril 1916, membre d’un S.R.A. (réseau Lambrecht) :

- Dieudonné Lambrecht (né le 04.05.1882), il assurait le service d’observation territoriale et ferroviaire dans les provinces de Liège, Luxembourg et Namur. Ses postes fonctionnaient à Jemelle et à Stavelot. Cousin de Walther Dewé, fondateur du réseau « La Dame blanche ».

IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)IL Y A 100 ANS... EN 1915... A LA CHARTEUSE (LIEGE)

Fusillés le 19 mai 1916, membres d’un S.R.F. (réseau ?) :

- Alphonse Ramet (01.06.1873)

- Victor Lemoine (29.08.1876)

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Fusillés le 2 juin 1916, membres d’un S.R.A. (réseau MS) :

- Augustin Smeesters (né le 08.03.1854)

- Augustin Jos. Smeesters, son fils (16.01.1898)

Fusillé le 16 juin 1916, membre d’un S.R.B. (réseau Gilkinet) :

- Amédée Gilkinet (né le 25.10.1883)

Fusillé le 29 juin 1916, membre d’un S.R.F. (réseau David-Somers) :

- Louis Somers (né le 04 ou 14.02.1878)

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Fusillés le 29 août 1916, membres d’un S.R.F. (réseau Kerf) :

- Joseph Kerf (né le 21.06.1872)

- Guillaume Xhonneux (né le 13.03.1866), fut employé au chemin de fer. Avec J. Kerf et J. Hick, tous trois originaires de la région de Montzen-Bleyberg, il observait le mouvement des trains à deux pas de la frontière.

- Joseph Hick (né le 25.05.1874)

Fusillés le 8 mars 1917, membres d’un S.R.A. (réseau Montfort) :

- Henri Montfort (né le 27.11.1886)

- Jacques Wauthy (né le 18.02.1874 ou 1894)

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Fusillés le 8 mai 1917, membres d’un S.R.A. (réseau Lambrecht) :

- Constant Grandprez (né le 10.06.1870), recrutait du personnel pour observer les lignes stratégiques ardennaises Stavelot - Trois-Ponts, Trois-Ponts - Rivage et Vielsalm - Gouvy. Le 27.03, peu après son arrestation, au Palais de Justice de Liège, il déclare : « Oui, je reconnais que, depuis deux ans au moins, j’ai fourni des renseignements aux Alliés. En agissant ainsi, j’ai fait mon devoir de Belge. Quand à vous révéler les noms de mes collaborateurs, non jamais ! ».

- Elise Grandprez, sa sœur (née le 19.09.1868) ; une rue porte son nom à proximité de la Chartreuse à Liège.

- André Grégoire (né le 30.08.1859)

Fusillé le 23 ou 25 juillet 1917, membre d’un S.R.F. (réseau Lejeune) :

- Joseph Zilliox (né le 25.06.1888), cet Alsacien est celui qui pilota le remorqueur l’Anna, dont l’intrépide aventure encouragea celle de l’Atlas V quelques mois plus tard à s’enfuir en Hollande.

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Fusillés le 4 septembre 1917, membres d’un S.R.A. (réseau War Office Wathelet) :

- Henri Wathelet (né le 14.10.1893), il mis sur pied plusieurs postes ferrés sur les lignes Liège-Vivegnis et Liège-Namur (à Ougrée Marihaye).

- Adrien Richter (né le 01.08.1883)

- Jacques Lelarge (né le 25.03.1868), il fut à la tête d’un « excellent » poste d’observation à Ougrée Marihaye, sur la ligne Liège Longdoz - Namur.

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Fusillés le 4 septembre 1917, membres d’un S.R.F. (réseau Lejeune) :

- Jean Lejeune (né le 16.10.1863)

- Camille Henrot (né le 03.03.1886)

Fusillé le 4 septembre 1917, membre d’un S.R. ? (réseau ?) :

- Godefroid Wiertz (11.12.1886)

Fusillé le 11 septembre 1917, membre d’un S.R.F. (réseau Lejeune) :

- Clément Lecocq (07.03.1875)

Fusillés le 18 juillet 1918, membres d’un S.R.A. (La Dame blanche) :

- Antony Collard (né le 04.02.1898)

- Louis Collard son frère (né le 03.12.1896)

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Note : S.R.F. : Service de Renseignements Français

S.R.B. : Service de Renseignements Belges

S.R.A. : Service de Renseignements Anglais

Source : Sites internet :

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